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Pour améliorer le confort de votre logement et réduire votre facture de chauffage, isoler les murs est un passage obligatoire. Deux possibilités s’offrent à vous : par l’intérieur ou l’extérieur. Quotatis fait le point sur l’ITE, qui permet de répondre aux nouvelles exigences thermiques.

Les conditions pour une isolation par l’extérieur (ITE) efficace

L’isolation des murs permet de réduire les déperditions de chaleur l’hiver et de faire barrière aux excès de chaleur l’été. Les travaux d’isolation nécessitent un budget conséquent mais bien réalisés, ces travaux vous permettront de bénéficier d’un bon classement sur l’étiquette énergie du Diagnostic de Performance Énergétique en cas de vente ou de location.

Cependant, l’avis d’un professionnel s’impose car, en cas de rénovation surtout, l’isolation ne doit pas être réalisée sur des murs présentant des signes d’humidité. Ces derniers devront être traités avant d’être isolés. Attention également aux ponts thermiques qui peuvent diminuer la performance de l’isolation. Ceux-ci se situent aux jonctions avec la toiture, le plancher, les menuiseries et les balcons et sont à soigner avec précaution. Une parfaite continuité de l’isolation est indispensable.

Les différents critères de performance d’un isolant

Pour bénéficier des aides financières, il faut atteindre un certain niveau de performances (voir Des aides financières non négligeables) et encore davantage pour atteindre le niveau BBC Rénovation.

  • Les isolants disposent d’un coefficient lambda qui figure sur l’emballage. Plus celui-ci est petit, plus le matériau est isolant.
  • De même la résistance thermique R, exprimée en m2.K/W, est d’autant plus élevée que l’épaisseur de l’isolant est grande et que son coefficient de conductivité est faible. L
  • Les isolants doivent posséder un marquage CE pour satisfaire aux exigences de la directive européenne des produits de construction
  • mais aussi de la certification Acermi qui justifie des niveaux de caractéristiques de l’isolant.

    Le choix de l’isolation par l’extérieur est à envisager dès que cela est possible et permet, en rénovation, de combiner isolation et ravalement. Par ailleurs, l’ITE permet de ne pas modifier les surfaces habitables.

Les différentes techniques de l’isolation par l’extérieur

L’ITE consiste à associer un isolant thermique avec un revêtement de protection et de finition sur les murs extérieurs de la maison ou sur la structure porteuse s’il s’agit d’une maison à ossature bois.

Il existe différents procédés : la technique de l’enduit, le bardage et les vêtures.

Pour la technique de l’enduit, un isolant minéral (laine de verre ou de roche), synthétique (polystyrène expansé ou extrudé) ou végétal (fibres de bois ou de chanvre) est collé sur les murs, collés-chevillés ou encore maintenus dans des rails métalliques spécifiques. Le choix de pose de l’isolant dépend surtout de la nature de la façade. L’ensemble est ensuite armé d’un treillis métallique ou en fibres de verre puis recouvert d’une couche d’accrochage puis de l’enduit de finition.

=> C’est la solution la moins chère pour une isolation par l’extérieur

  • Pour la technique du bardage, les panneaux isolants sont placés entre la façade et une ossature qui accueillera l’enduit de finition. Les tasseaux horizontaux permettent de ménager une lame d’air entre l’isolant et le bardage. Seul bémol, les montants en bois peuvent créer des ponts thermiques. Pour y remédier il suffit de poser l’isolant en couches croisées venant recouvrir les montants.  

=> En revanche, cette technique semble être la plus pérenne

  • Pour la technique des vêtures, l’isolant en mousse synthétique ou en laine minérale ou végétale est associé à un parement extérieur en aluminium laqué, PVC, en pierre naturelle ou en terre cuite.

=> C’est la technique du tout en un qui promet une finition soignée et facilement personnalisable

Les contraintes administratives de l’ITE

Avant d’opter pour telle ou telle technique d’isolation par l’extérieur, renseignez vous auprès de votre mairie pour connaître les règles d’urbanisme de la commune car dans certaines zones classées ou certains lotissements, certains systèmes de finition ne sont pas autorisés. Il faut savoir également que l’isolation par l’extérieur augmente le COS (Coefficient d’occupation au Sol) et qu’elle nécessite de créer une avancée de la toiture et souvent de déplacer ou de modifier le système de récupération des eaux pluviales.

Aides financières et isolation par l’extérieur

Les travaux d’isolation étant les plus efficaces pour améliorer la performance énergétique d’un logement, et l’isolation par l’extérieur en faisant partie, des aides financières (CITE, aides de l’Anah…) ont été mises en place à condition de respecter certaines conditions.

  • Actuellement la réglementation thermique minimum exigée est de R = 2 à 2,3 m2.K/W en fonction de la zone géographique mais pour obtenir une aide financière, il faut que le R soit supérieur ou égal à 3,7 m2.K/W.
  • Les isolants doivent porter le marquage CE et le label Acermi.
  • Le droit au CITE (Crédit d’Impôt Transition Energétique) est accordé dans la limite d’un plafond de dépenses fixé à 150 € TTC par m2 de parois isolées par l’extérieur.
  • Les travaux d’isolation doivent obligatoirement être réalisés par un artisan reconnu RGE (Reconnu Garant de l’Environnement)

Isolation par l’extérieur et rénovation de toiture

L’isolation par l’extérieur peut également concerner les combles habitables car, pour la même raison que les murs, elle a l’avantage de ne pas empiéter sur l’espace intérieur. Il est conseillé d’envisager cette technique au moment de la rénovation de votre toiture. Trois techniques peuvent être utilisées :

  • les panneaux contrelattés, les caissons chevronnés. Ces techniques concernent essentiellement les combles habitables, à envisager quand il y a une rénovation complète de la toiture.

Les panneaux contrelattés, composés d’un isolant entouré de deux parements, ont l’avantage de s’emboîter les uns sur les autres. Pas toujours facile de mettre en œuvre avec de vieilles charpentes !

Les caissons chevronnés sont plus faciles à mettre en œuvre car ils se posent tout simplement dans le sens du toit sur la charpente, quelle qu’elle soit,  perpendiculairement au faitage et sont toujours sur-mesure. Eux-aussi sont constitués d’un isolant entouré de deux parements.

  • le sarking (pour les toitures en pente en posant l’isolant sur les chevrons).

cta-isolation

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